Au v½u de Nazareth s'ajoute également la légende de Samson et Dalila (Livre des Juges XVI-19 ) : « Elle endormit Samson sur ses genoux, appela un homme et lui fit raser les sept tresses de sa tête. Ainsi elle commença à le dominer et sa force se retira de lui. » Pour les rastas, arborer ces longues nattes non tressées comporte de multiples significations. La symbolique de la crinière léonine est la plus souvent avancée : le lion, animal emblématique de l'Ethiopie, occupe dans l'imagerie rastafarienne une place quasi-totémique. S'il fait partie intégrante du bestiaire biblique, la transposition animalière vaut surtout ici pour ses qualités de courage et d'orgueil africain : « lionheart ». Pour beaucoup, les « Knotty Dreads » s'apparentent à une couronne les rattachant à la royauté éthiopienne. Les premiers rastas ne portaient pas de locks. A cette époque, ils se singularisaient physiquement par leur barbe. Les photos de l'Empereur Haïlé Sélassié qui circulaient en Jamaïque expliquent vraisemblablement cette adoption mimétique de la barbe. Le débat sur la période exacte et le sens de l'apparition des dreadlocks parmi la communauté rasta continue de diviser les observateurs du mouvement. Les dreadlocks préexistent au rastafarisme historique. La chevelure dreadlockée était portée par les Sâdhus (« jata ») et les Bay Fal (« nyagne ») du Sénégal(...)



